La mort
Aux dents

roman (225 pages)

Carnero, cela fait belle lurette que vous êtes ici, à Alcatraz. Je n’ai pas eu à me plaindre de vous au plan disciplinaire, mais, regardez-vous ! Avez-vous conscience de ce que vous êtes devenu ? Vous avez … combien … ? Quel âge … ? On vous en donne trente de plus. C’est effarant ! Vous êtes une loque, une épave, une merde. Vous vous êtes détruit pysquement et moralement. La Cour Criminelle vous rejette.»
Enfermé pour avoir porté atteinte à autrui … en prison, vous avez porté atteinte à vous-même ; il n’existe pas de pénitencier pour punir ce genre de délit … Vous n’êtes même pas … fou. La psychiatrie ne vous reconnaît pas. Un fameux cas, mon vieux ! Nous ne pouvons plus vous garder. »
Oui, un fameux cas, Franky Carnero, d’origine italienne mais enfant de Brooklyn. Bouclé dix-huit ans à Alcatraz. Une fête de David sur un corps de Goliath. Un amateur de Rembrandt, d’Ingres, de Véronèse et d’art contemporain. Carnero qui se comporte comme si son être tout entier était divisé en deux parties distinctes, la tête et le corps, opposés avec rage, en un combat singulier et sans espoir. Carnero qui va se dévorer lui-même méthodiquement, scientifiquement, pour retrouver, comme Faulkner, un sens quasi chrétien de la rédemption par la souffrance. «Finalement, avait toujours dit Carnero, la mort, ce n’est qu’un emballage perdu, non consigné, qui n’à de valeur que par son contenu, qu’il soit royal ou misérable. »

Editions du Rocher, Presses de la Cité

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